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Vol 4 - Numéro 1

Risques urbains


Articles parus

Construire les villes résilientes. Le programme 100RC ou la fabrique performative de la résilience.

La résilience est un concept scientifique très discuté qui s’est largement diffusé dans les politiques et les cadres d’action internationaux. Pourtant, son opérationnalisation pose problème. Cet article propose de comprendre comment des acteurs locaux, en l’occurrence les villes, mettent en oeuvre l’impératif de résilience. En nous appuyant sur l’analyse des stratégies de résilience produites par les villes qui ont adhéré au réseau 100 villes résilientes, porté par la Fondation Rockefeller, nous montrons que d’une part, la résilience n’est pas un donné qui guiderait les politiques urbaines, mais une construction locale, qui correspond aux spécificités et aux caractéristiques de chaque ville. La résilience se construit de façon performative, à mesure que les acteurs locaux s’en emparent et lui donnent un contenu. D’autre part, nous affirmons que la résilience fournit moins des objectifs précis qu’une méthode permettant à la fois de reconnaître sa vulnérabilité et de transformer la gouvernance de la sécurité, ce qui change le régime de gestion des risques et des menaces.


La résilience urbaine en question : Enjeux, contexte et propositions d’opérationnalisation

Face à l’augmentation des risques, leur gestion des risques a évolué progressivement en intégrant de nouvelles approches, telles que le concept de résilience. Concept novateur et pertinent dans l’approche systémique des risques, la résilience peine pourtant à s’opérationnaliser. Ce terme devenu abstrait est peu approprié par les acteurs locaux et reste bien souvent au simple niveau des discours politiques. L’enjeu des recherches actuelles dans la gestion des risques est donc de travailler sur l’opérationnalisation du concept en proposant des outils d’aide à la décision. Cet article présente différentes méthodologies visant à pallier à l’abstraction du concept. Depuis des indicateurs jusqu’à des outils de modélisation ou encore à l’aide d’approches collaboratives, ces approches visent à décortiquer et opérationnaliser la résilience. Pourtant, malgré l’apport de ces méthodologies innovantes, la trop grande diversité des approches ajoute une complexité. Cet article conclue donc sur l’intérêt d’une boîte à outil de résilience sous la forme d’un observatoire.


Autres numéros :

2017

Volume 17- 1

Faire la ville résiliente pour faire la ville plus sûre

2018

Volume 18- 2

Numéro 1

Numéro 2

2019

Volume 19- 3

Numéro 1

2020

Volume 20- 4

Numéro 1