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Vol 4 - Numéro 4

Arts et sciences


Articles parus

Juger du Beau avec subjectivité : le défi de l’esthétique computationnelle

Les techniques à base d’intelligence artificielle dont l’objectif est d’évaluer automatiquement la qualité esthétique d’une photographie, ont reçu une attention notable ces dernières années et peuvent se targuer de performances prometteuses. On constate cependant que la plupart d’entre elles souffrent de limitations en raison de leur paradigme de base emprunté à l’esthétique platonicienne, qui attribue tous les critères de beauté à l’objet ou à la personne belle. A partir du très volumineux corpus consacré à l’esthétique depuis 25 siècles, ces limitations auraient pu être anticipées. Le reproche le plus fréquemment exprimé est que le jugement porté sur l’image ne prend pas en compte l’observateur et sa subjectivité. Sans surprise, plusieurs travaux très récents s’attaquent ce point délicat, adoptant des approches diverses. Nous les discutons ici.


Réflection critique sur le handicap et l’autonomie qu’apporte l’art

Throughout history and the historical canons of western art, disability and the afflicted human form have often been marginalized and used as manifestations of iniquity, social malfeasance and mental degradation. It is not until the 20th and 21st centuries that changing social attitudes, as well as rapidly transforming scientific and medical advancements have reshaped how disability is framed, shown and discussed. In this article the author delves into the artistic, medical, scientific, and social complexities surrounding this topic to shed light on its multipart, shifting narratives.


Une analyse non-substantialiste de l’architecture et du paysage

Un paysage dès lors qu’il est aménagé soulève la question de sa conception. L’architecture est également concernée par la conception spatiale, théorisée par l’architecturologie. Ces recherches peuvent-elles profiter aux études du paysage ? Cet article vise à tester l’opportunité d’un croisement entre ces deux arts : architecture et paysage. Le but est de permettre une étude scientifique des processus créatifs, qui analyse les caractères communs en se détachant des évidences substantielles. Afin d’y parvenir, l’idée que le paysage puisse entrer dans le champ de l’architecturologie est développée dans un premier temps. Un travail effectif d’interprétation architecturologique s’ensuit dans un deuxième temps, à travers trois situations paysagères : le cas du concours du parc de La Villette de 1982, le jardin chinois traditionnel de Suzhou et le nouveau quartier de Clichy-Batignolles organisé autour du parc Martin Luther-King. Enfin, après avoir repéré des similitudes et différences témoignant de cet apport, un croisement avec la mésologie d’Augustin Berque est réalisé dans le but d’enrichir la compréhension des différences entre ces conceptions paysagères dans leur rapport avec leurs milieux respectifs. Ainsi, l’architecturologie offre une description abstraite de la conception paysagère sans pour autant en exclure d’autres.


Face aux racines

Jusqu’au milieu du XXème siècle, les racines végétales ont très peu intéressé les arts et les sciences : tout comme les peintres, les botanistes se focalisaient sur les parties visibles des plantes. Dès le début du XIXème siècle cependant (en tout cas en France), les écrivains témoignent d’une réelle fascination pour les racines – plus horrifiée qu’admirative. Dans la première moitié du XXème siècle, sans doute influencés par la naissance de l’art abstrait, les artistes visuels commencent à les aborder moins comme des formes à apprivoiser que comme des processus à déchiffrer ou à transposer. Certains de ces processus, qui suscitent de nos jours un immense intérêt chez de nombreux botanistes et philosophes, sont examinés ici dans une perspective à la fois scientifique et artistique : l’enracinement ; la transition chez un arbre entre l’unicité du tronc et la multiplicité des racines ; l’interconnexion des racines entre elles et avec divers symbiontes. La dernière partie est consacrée aux rapports entre les racines et diverses modalités de la pensée : d’une part les rêves qu’inspirent les racines aux artistes et aux poètes, d’autre part les théories et réflexions qu’elles éveillent de nos jours chez certains scientifiques, écrivains et philosophes.


Plis et replis de la matière : un complexe de plasticité

Plasticity is a fundamental property of the matter, among which the self-folding or the adaptability reflect some laws inherent to the mechanical behaviour of materials, space-time geometry, biochemical processes or morphogenesis at the interface between developmental biology and physics. Contrarily to elasticity, it does not, however, limits itself to it, dressing a high predictive value of the dynamic behaviour of complex systems, what makes it a founding, and not only an emergent or purely systemic property of the matter and the evolution of living systems. Matter-form complexes from which folds are expressions are then defined as aggregates of bound couples directly acting at the anchor of irreducible dimensions or expressions by including the subject in the plasticity of the world.


D’un simple dessin de Léonard de Vinci aux "formes premières"

L’analyse géométrique d’un dessin représentant le profil d’une tête d’homme, nous laisse entrevoir comment Léonard établissait sa démarche constructive des profils à partir d’une forme première. L’analyse géométrique de trois autres profils de Léonard conforte cette approche. C’est avec cette même approche que Léonard a réalisé ses cinq portraits féminins.


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