@ARTICLE{10.21494/ISTE.OP.2026.1487, TITLE={James Bond au naturel : la représentation de la nature dans les récits d’Ian Fleming}, AUTHOR={Nicolas Fleurier, }, JOURNAL={Arts et sciences}, VOLUME={10}, NUMBER={Numéro 3}, YEAR={2026}, URL={https://openscience.fr/James-Bond-au-naturel-la-representation-de-la-nature-dans-les-recits-d-Ian}, DOI={10.21494/ISTE.OP.2026.1487}, ISSN={2515-8767}, ABSTRACT={James Bond est-il, dans le corpus flemingien, un super-héros de bureau et de casino, ou un insulaire qui ne se cantonne pas aux îles britanniques ? Il évolue de lieux domestiqués en littoraux avantageux, se confrontant à des jardins dangereux, dans un espace narratif à caractère archipélagique où la naturalisation est récurrente. Il est amené à plusieurs reprises à se rendre en Jamaïque, terre de prédilection de son créateur, comme il se rend sur différentes îles fictives mais vraisemblables, peuplées au moyen de listes d’espèces tropicales. Lui-même est régulièrement comparé à un animal prédateur, et son rapport à la nature qui évolue en fonction des noeuds narratifs, est marqué au coin de l’utilité comme du respect. Ses antagonistes fréquemment animalisés, qui dominent souvent la nature pour y mourir, s’opposent à ses alliés féminins, qui renvoient presque tous à des espèces de fleurs. Mais la nature sert aussi à rendre son univers sensible au lecteur, comme à fournir des leviers narratifs ou des armes alternatives, et si cette nature est datée ou choisie, les récits font l’effet de porter un sous-texte environnementaliste.}}