@ARTICLE{10.21494/ISTE.OP.2020.0505, TITLE={Émergilience II}, AUTHOR={Sophie Lavaud, }, JOURNAL={Arts et sciences}, VOLUME={4}, NUMBER={Numéro 3
}, YEAR={2020}, URL={http://openscience.fr/Emergilience-II}, DOI={10.21494/ISTE.OP.2020.0505}, ISSN={2515-8767}, ABSTRACT={Le projet artistique Émergilience se propose d’explorer les conditions pour l’émergence de formes par des phénomènes d’auto-organisation. Émergence et auto-organisation étant deux notions clés dans la simulation des systèmes complexes. Pour cela, il est fait appel à des outils de modélisation informatique de modèles scientifiques connus ou possiblement réinventés. S’inscrivant dans une certaine continuité historique – que l’on peut faire remonter aux avant-gardes du début du XXème siècle et qui cherche à intégrer à l’oeuvre le processus vital plutôt que son résultat – la recherche se matérialise par la réalisation d’une série d’animations sous forme de programmes exécutables. Les premières animations génératives réalisées permettent d’observer, au cours du temps, la sensation d’auto-organisation du système qui évolue et finit par se stabiliser en acquérant de nouvelles propriétés. Le recours à des outils de modélisation et de simulation permet d’explorer une palette de règles de comportements individuels et locaux des éléments (appelés « agents » dans le contexte computationnel) menant à l’émergence de phénomènes collectifs et globaux, lesquels peuvent rendre compte d’états relationnels plus ou moins stables. Micro-univers en perpétuelle évolution, ces animations sont appelées des « Tableaux-systèmes dynamiques infinis » qui, selon le principe d’autopoïèse, se verront enrichis de capacités de résilience dans le développement futur du projet. La visée d’un tel projet étant, à terme, d’envisager l’écriture d’un traité de modélisation de « Tableaux-systèmes dynamiques infinis », sorte de pendant cybernétique à la théorie des formes telle que l’a construite W. Kandinsky pour la peinture.}}